Un magasin historique au coeur de Paris

      Situé au coeur du Paris historique, sur l’un des Ponts les plus célèbres de la capitale, la bijouterie Jeanne Danjou et Rousselet est un écrin confidentiel et rare, pour une clientèle fidèle à la recherche de bijoux vintage, pièces uniques et petites fantaisies de style ancien.

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      Entre 1920 et le milieu des années 70, Louis Rousselet est un important parurier parisien, fabricant et dessinateur de bijoux pour la couture et le Music Hall. Enfant de Ménilmontant, il est apprenti émailleur des l’âge de 8 ans, puis fonde ses propres ateliers en 1920, qui feront travailler jusqu’à 800 ouvriers au plus fort des commandes.

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Dans les années 30, Misstinguett est l’égérie maison, et les stars de l’époque (comme aussi Joséphine Baker) apparaissent souvent couvertes de perles Rousselet dans les revues du Moulin Rouge ou du casino de Paris.

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Chanel, Dior, Jeanne Lanvin, Jacques Fath, Maggy Rouf, Pierre Balmain, Elsa Schiaparelli, Balenciaga… tous les couturiers parisiens viendront choisir l’exclusivité de modèles créés par Rousselet dans le showroom situé au 2, rue de la Paix ; ou simplement se fournir en perles de verres baroques et apprêts raffinés.

jeanne-danjou-rousselet-parurier-paris-bijou-vintage-schiaparelli-Plastron en perles de verre nacré Rousselet, pour Balenciaga.

A la fin des années 60, Louis Rousselet transmet la direction des ateliers (qui comptent alors encore près de 80 personnes) à sa fille, Denise, et acquiert pour elle le magasin du Pont-Neuf où elle présentera ses propres créations pendant 30 ans, avant d’être rejoint par son fils, Jean-Claude, qui tient aujourd’hui la boutique.

      Jeanne Danjou est une adresse parisienne qu’on se transmet de bouche-à-oreille, depuis plus de 50 ans. De nombreuses personnalités de la mode et du cinéma viennent y choisir leurs parures vintage, comme Ines de la Fressange qui la qualifie d’ « adresse People » dans son livre La Parisienne (voir Presse). Les blogueuses mode et vintage peuvent trouver des fabrications anciennes et des pièces uniques à petits prix, qui sont autant de souvenirs de Paris pour notre clientèle étrangère et touristes de passage.

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Collectionneurs et antiquaires rencontrent souvent le modèle rare, retrouvé dans notre stock. Et pour nos revendeurs, il est possible d’acheter des petites séries vendues en gros (jusqu’à 50 pièces) : dormeuses, boucles et pendants d’oreilles, colliers, chokers, sautoirs, pendentifs, bracelets ou même broches…

Enfilages, montages et réparations sont encore faits à la main dans notre atelier ou directement à la boutique, de façon artisanale. Toutes nos fabrications sont composées à partir de perles et éléments anciens : estampés en laiton ou en cuivre, filigranés, perles d’imitation en émail, perles de verre baroques et nacrées, cabochons, cristal taillé, Galalithe, ambrolite, bakelite, disots anciens, chaines et apprêts dorés ou argentés….

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De par son histoire qui le lie intimement avec les couturiers et la mode, notre magasin est la vitrine d’un certain chic parisien et d’une élégance toute Made in France : les savoir faire d’artisans et métiers d’arts qui garantissent la qualité et l’exclusivité de nos bijoux.

 

 


 

     Louis Rousselet, dessinateur de bijoux fantaisie, dirigeait l’une des plus importantes maisons de perles de l’entre-deux-guerres et sera le président de la chambre syndicale des fabriquants de perles de fantaisie. Né en 1892 à Paris, il a été apprenti dès l’âge de huit ans dans une fabrique de perles. En 1920, il inscrira aux registres du commerce une activité de “Perles, Email” installée au 18 rue des Pavillons à Paris et formera sa société en 1926. Rue des Pavillons, les bâtiments comprenaient deux ateliers, un jardin et le pavillon du patron auxquels s’ajoutait un atelier en banlieue. Une seconde usine, plus vaste, se trouvait 36-42 rue de la Justice, à Ménilmontant. Les ateliers pratiquaient la technique de la pâte de verre tournée à la main, et celle du nacrage des perles et des apprêts. Dans un magasin situé au 1er étage du 2 rue de la Paix, la maison recevait les commandes des grossistes et des grands couturiers. Entre 1945 et 1975, les maisons Chanel, Jean Patou, Schiaparelli, Lanvin, Christian Dior, Jacques Fath, Robert Piguet, Balmain, Nina Ricci (…) choisissaient des modèles parmi les quatres collections crées chaque année. Dans les années vingt et trente, 80% de la production réalisée par 800 ouvriers était exportée en Amérique du Nord et du Sud, dans le reste de l’Europe et en Australie. Rousselet créait des parures pour le music-hall, le Casino de Paris, les Folies Bergères ou le Moulin Rouge. Mistinguett ou Joséphine Baker assuraient une partie de la renommée de la maison par leurs apparitions couvertes de perles Rousselet.

La perle de verre nacrée était le grand succès de la maison, mais aussi toutes les reproductions de pierres véritables comme la turquoise. Les perles de galalithe, selon le procédé inventé par Adolph Spitteler, étaient très appréciées pour leurs motifs Art Déco. Cet engouement ne se ralentira qu’après 1935 avec l’arrivée de la vogue de la bakélite. La maison Rousselet créait des bijoux d’une grande opulence (…). A partir du rachat de la maison Persan-Beaumont, le travail du métal est venu s’ajouter à une immense variété de couleurs et de formes. Tous les éléments métalliques étaient ainsi produits dans la maison à l’exception des estampés. Le raffinement des fermoirs, de la technique de l’emmaillage et du dessin des bijoux, aussi délicat qu’une pièce de dentelle, distingue les bijoux Rousselet. Le montage des pierres dit en “volute” sur support métallique en forme de rosace, constituait une véritable signature qui authentifie avec certitudes ces créations. Pour Chanel, la maison réalisait des bijoux en fleurs de verre de coloris pastel très reconnaissables et des sautoirs de fausses perles. (…).

Florence Müller in LES PARURIERS
– Bijoux de la Haute Couture
(éditions Grand-Hornu Images)

 


+ English page about Rousselet, from European Designer Jewelry by Ginger Moro :
http://www.illusionjewels.com/LouisRousseletjewelry.html